Pyrénées-Orientales – Maltraitance animale : comment agissent les anges gardiens des animaux maltraités – L'Indépendant

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Face à l’augmentation des cas de signalement de maltraitance animale, de nombreuses associations défenseuses de la cause dans les Pyrénées-Orientales interviennent aux côtés des forces de l’ordre. Expériences croisées avec Marie-Claude Morel, de la Masepo, Marina Pastou du refuge de Céret et Yohann Rayé responsable de la SPA de Torreilles.
« Parfois, entre ce qu’interprètent les gens et la réalité des faits, c’est différent », relèvent Marina Pastou du refuge de Céret et Yohann Rayé le responsable de la SPA de Torreilles. C’est pourquoi, après avoir été alertés et qu’il est avéré que l’animal est en situation de danger, les enquêteurs animaliers se déplacent sur les lieux où se trouvent le ou les animaux en danger. Les associations s’annoncent à leur arrivée et mentionnent qu’on leur a fait un signalement : « Souvent, il y a des défauts d’entretien, des problèmes de finance, nous avons affaire à des personnes dépassées. » Pour éviter les abus, Marie-Claude Morel de l’association Masepo ne prend que les signalements qui ne sont pas anonymes : « On fait remplir un document Cerfa, avec copie de la pièce d’identité. » Elle aussi fait la différence entre une réelle maltraitance et une erreur de jugement : « Les chiens atteints de la leishmaniose sont très maigres, avec des plaques, ça peut tromper. »
 
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En cas de maltraitance, Marie-Claude Morel a plusieurs cordes à son arc : « On propose au propriétaire de venir chez le vétérinaire pour faire un bilan de santé. » Si le propriétaire refuse, et avec des preuves, l’association signale le problème au procureur, qui pourra décider d’ordonner la réquisition de l’animal. S’ensuit le dépôt de plainte au nom du refuge ou de l‘association, appuyé de toutes les preuves glanées attestant le ou les cas de maltraitance animale. Souvent un avocat conseille dans les démarches, sur lesquelles les forces de l’ordre ont un droit de regard. Puis le dossier est transmis au procureur qui engage les poursuites s’il le juge nécessaire. 
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Le propriétaire maltraitant a aussi la possibilité de céder son animal à une association. Du côté de Masepo : « On fait signer un certificat d’abandon, et on s’occupe de l’animal », explique Marie-Claude Morel. L’animal doit aussi passer chez le vétérinaire pour un bilan de santé. Le tout, au frais des associations et des refuges qui ne comptent ni leur temps ni leur argent. Récemment, l’association a récupéré une portée de chiots tout juste nés, trouvés dans un container : « Ils avaient une journée, ils avaient encore leur cordon ombilical. Nous avons passé quelques nuits blanches pour s’assurer qu’ils survivent », souligne Marie-Claude Morel. Les associations et les refuges ne peuvent pas pénétrer dans les domiciles ou les propriétés à leur guise. Quand l’accord est donné par le procurer pour agir de la sorte, ce sont les forces de l’ordre qui interviennent en premier. Secondées par les membres des structures de protection animale, bien entendu. Sitôt les bêtes saisies, ce sont tous ces bénévoles qui prennent soin d’eux et leur offrent un nouveau volet de leur vie.
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Il y a plusieurs mois, la Masepo a récupéré un jeune malinois frappé par son maître : « Vu qu’il a été battu, il est craintif et a tendance à mordre. Il fait des séances de rééducation canine trois fois par semaine. Nous espérons pouvoir le faire adopter bientôt, une fois qu’il sera réhabilité », explique Marie-Claude Morel. Les responsables de Marina un refuge pour Céret et de la SPA, notamment, soulignent l’entraide qu’il y a entre les structures pour répertorier les animaux, les soigner, les nourrir, s’en occuper, les rééduquer, les faire consulter par des vétérinaires ou autres spécialistes. Jusqu’à la tenue du procès, si l’affaire est présentée jusque devant les tribunaux, les bêtes recueillies sont protégées et gardées dans les refuges et les associations. Ce n’est qu’après la décision de justice rendue, le danger écarté et les anciens propriétaires dépourvus de leurs droits, que l’adoption est envisagée.
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Une fois les petits protégés de Marie-Claude Morel mis en sécurité et requinqués, il est l’heure de les faire adopter. Mais pas question pour elle de s’y prendre n’importe comment. « Quand quelqu’un se manifeste pour adopter un de nos animaux, il y a trois rendez-vous. On rencontre les gens, on s’assure que leur cadre et leur mode de vie conviennent à l’animal qu’ils veulent adopter. Quand tout ça est OK, on leur laisse l’animal à l’essai pendant sept jours. C’est seulement là qu’on pourra les faire adopter pour de bon », dévoile-t-elle. Mais les relations avec la Masepo ne s’arrêtent pas là : « Il y a un suivi à vie. Si je passe dans la commune où est l’un de nos animaux, je vais le voir, ou je laisse un avis de passage », précise Marie-Claude Morel. Enfin, le contrat contient une clause particulière : « A la mort du propriétaire, l’animal nous revient. Si le conjoint veut l’adopter à son tour c’est possible, mais on fait un nouveau contrat. » Autant de conditions qui peuvent paraître contraignantes, mais qui ne visent qu’un seul but : éviter que l’animal ne soit victime de maltraitances, ou abandonné par la famille à la mort de son maître.
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