Procès de l'attentat de Nice : "Il y en a bien un des deux qui ment", le couple qui a fourni l'arme n'a pas la même version des faits – France 3 Régions

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Après avoir étudié les cas des trois accusés mis en cause pour association de malfaiteurs terroriste, la cour d’assises spéciale s’intéresse aux autres prévenus.
Depuis le jeudi 17 novembre, au procès de l’attentat de Nice, la cour d’assises spéciale s’intéresse à quatre accusés albanais, jugés pour de simples infractions de droit commun. Parmi eux, Artan Henaj, alias « Giovanni », 44 ans, trafiquant de drogue notoire, accusé d’avoir fourni un pistolet et une kalachnikov « en piteux état » au Franco-Tunisien Ramzi Arefa, et Enkeledja Zace, son ex-compagne, qui aurait participé à ces ventes, notamment en faisant office de traductrice. 
Jeudi, Artan Henaj a expliqué à la cour que Ramzi Arefa lui avait commandé une arme « pour son usage personnel » et non pour un tiers (en l’occurrence, Mohamed Lahouaiej-Bouhlel, auteur de l’attentat qui a eu lieu deux jours après l’achat du pistolet). « Mais je n’ai jamais rencontré Mohamed Lahouaiej-Bouhlel. Je ne lui ai jamais rien vendu », a insisté Artan Henaj, par le biais de l’interprète, rapporte l’Agence France-Presse. Pour rappel, lors de l’attaque du 14 juillet 2016, l’auteur de l’attentat a ouvert le feu mais n’a pas fait de blessé avec l’arme avant d’être abattu par la police.
Concernant la kalashnikov, Artan Henaj a expliqué qu’il avait lui-même proposé cette arme à Ramzi Arefa. C’était aussi la version de ce dernier, qui avait indiqué en début de semaine à la cour que Artan Henaj lui avait demandé de « garder » la kalachnikov chez lui pendant quelques jours car il s’absentait de son domicile et ne voulait pas la laisser chez lui. La cour essayait de savoir cette arme était destinée à Mohamed Lahouaiej-Bouhlel, comme le pistolet. Selon Ramzi Arefa et Artan Henaj, ce n’était pas le cas.
Depuis le début de l’instruction, Artan Henaj et Ramzi Arefa soutiennent que Enkeledja Zace était présente lors de ces deux transactions, celle du pistolet le 12 juillet 2016 et celle de la kalachnikov le 13 juillet. D’après eux, elle faisait la traduction entre les deux hommes car Artan Henaj ne parle pas français. Elle aurait aussi aidé à nettoyer ce fusil d’assaut avant de la remettre à Ramzi Arefa.
Ce vendredi 18 novembre, Enkeledja Zace était appelée à la barre pour répondre aux questions de la cour et des avocats à propos des faits qui lui sont reprochés. Elle les conteste tous.
Elle explique que ces deux jours-là, elle travaillait dans un bar situé à 800 mètres de son domicile, lieu où Artan Henaj a vendu les armes. D’ailleurs, elle indique n’avoir jamais vu son compagnon de l’époque vendre ni armes ni drogues, alors même que ce sont des faits corroborés par de nombreuses personnes impliquées dans l’enquête.
Depuis le début du procès, Enkeledja Zace se fait remarquer par sa forte personnalité. Elle n’a pas hésité à commenter en direct certains témoignages, notamment celui de la famille de Mohamed Lahouaiej-Bouhlel, pour proclamer son innocence et se plaindre d’être sur le banc des accusés à tort. Le président de la cour, Laurent Raviot, et son assesseure, Emmanuelle Bessonne, l’ont reprise à plusieurs moments pour lui demander de garder son calme. Ce vendredi encore, une certaine tension se faisait sentir lors de son interrogatoire.
Enkeledja Zace coupe sans cesse la parole à l’assesseure qui lui pose des questions en haussant le ton pour répéter qu’elle est innocente dans cette histoire. « Moi je vous parle correctement, donc je vous invite à me parler correctement », la rabroue Emmanuelle Bessonne. L’accusée continue à parler en albanais à l’interprète lorsqu’on lui demande d’écouter les questions. « Taisez-vous, ça nous fera des vacances », finit par lui lancer l’assesseure, visiblement irritée.
Si j’avais fait quelque chose, j’assumerais.

Le président demande à Artan Henaj et Ramzi Arefa, déjà interrogés plus tôt dans la semaine, de répéter une nouvelle fois leurs propos sur la présence d’Enkeledja Zace lors des transactions d’armes. Ils confirment tous les deux sa présence et sa fonction de traductrice. « Si elle ne veut pas le reconnaitre, elle ne veut pas le reconnaitre mais oui elle était là, elle traduisait », déclare Artan Henaj.
Après l’agacement, la cour tente une approche plus pédagogue : « Pourquoi Artan Henaj s’accuserait-il de choses qu’il n’a pas faites ? Il ne vous accuse pas vous, il dit simplement que vous étiez là. » Mais c’est peine perdue. Devant une accusée qui nie tout en bloc, la cour et l’avocat général renoncent à pousser l’interrogatoire jusque dans les moindres détails, comme ils ont l’habitude de le faire avec les autres accusés.
Comme elle reste campée sur ses positions, même concernant le trafic de drogue que reconnait son ex-conjoint, pour l’avocat général, difficile de cacher son opinion : « Il y en a bien un des deux qui ment et a priori ça a plutôt l’air d’être vous. »

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