Montpellier : l'imam Khattabi suspecté de viol sur sa belle-fille … – Midi Libre

L’avocat du responsable religieux, qui est poursuivi depuis le 27 mai 2020, a soulevé des exceptions de nullité qui ont été déclarées recevables par la chambre de l’instruction.
Actuellement sous contrôle judiciaire dans le cadre d’une affaire de mœurs dénoncée par sa belle-fille, l’imam controversé Mohamed Khattabi, âgé de 61 ans, vient de gagner une bataille procédurale, par l’intermédiaire de son avocat, Maître Stéphane Fernandez. Explications…
Le responsable religieux, qui officiait à la mosquée Aïcha, sise aux Sabines à Montpellier, est, depuis le 27 mai 2020, poursuivi pour des agressions sexuelles sur une mineure de 15 ans, commises entre 2005 et 2009, par une personne ayant autorité sur la victime. Mais aussi pour une autre série d’abus sexuels au préjudice de la même jeune femme, en l’occurrence sa belle-fille, entre 2009 et 2017, "par personne abusant de l’autorité que lui confère sa fonction".
Il aura fallu deux ans de thérapie à la victime, qui avait déjà dénoncé, en 2017, des faits de même nature à sa famille et à des amis, pour pouvoir porter plainte le 20 décembre 2019. Selon elle, aujourd’hui âgée de 31 ans, l’intéressé aurait commencé par lui toucher la poitrine à plusieurs reprises, avant de l’embrasser, une fois, sur la bouche. Puis, toujours selon ses déclarations, l’imam aurait profité de cérémonies de désenvoûtement (roqya) pour lui masser le sexe, par-dessus ses vêtements, tout en récitant des sourates du Coran. Elle évoque, enfin, deux pénétrations digitales pour, soi-disant, vérifier sa virginité. L’une vaginale en 2013, l’autre anale en 2017, auxquelles elle se serait soumise eu égard au statut d’imam de son auteur.
Interpellé le 25 mai 2020, Mohamed Khattabi a aussitôt réfuté en bloc ces accusations de viols et d’agressions sexuelles. Selon lui, ces dénonciations ne seraient le fruit que d’un sordide conflit intrafamilial l’opposant à la mère de la victime. Avec laquelle il a partagé sa vie durant vingt ans, a eu trois enfants et était en pleine séparation à l’époque du dépôt de plainte. S’il reconnaît avoir pratiqué des cérémonies de désenvoûtement sur sa belle-fille, il précise que c’était toujours en présence d’un tiers. En outre, il appuie sa défense sur deux volte-face de la plaignante, le 5 décembre 2017 et le 9 janvier 2018, qui avaient déclaré aux policiers qu’elle n’avait jamais été victime d’abus sexuels de la part de son beau-père.
Le 29 juin 2020, entendant d’une oreille attentive l’avocate de la partie civile demander que ce dossier fasse l’objet d’une instruction, les juges du tribunal judiciaire avaient ordonné un complément d’informations et renvoyé l’affaire au mois de janvier 2021. Mais le 25 janvier, jugeant que les faits dénoncés par la plaignante pouvaient être qualifiés de viol, le président Lejeune s’est dit incompétent et a pris la décision de renvoyer le dossier, cette fois-ci au parquet. Charge au procureur de la République de désigner un juge d’instruction. Ce qui a été fait le 8 février 2021 avec ouverture d’une information judiciaire et mise en examen de Mohamed Khattabi qui a été placé sous contrôle judiciaire.
C’est le 21 décembre 2021 que Maître Stéphane Fernandez a décidé de saisir la chambre de l’instruction d’une requête en nullité, dénonçant le non-respect, dans son entièreté, des procédures de garde à vue et de confrontation. Entre autres. Sur la première, le pénaliste a pointé du doigt le caractère tardif de la notification de garde à vue et des droits afférents intervenus 1 h 20 après l’interpellation de son client, le 25 mai 2020. Sur la deuxième, il a dénoncé l’irrégularité de la convocation qui ne mentionnait ni le cadre juridique applicable ni les droits de Mohamed Khattabi.
S’il n’a pas tenu à s’exprimer sur le dossier en cours, Maître Fernandez a accepté de donner son sentiment sur les différentes affaires qui ont entaché l’image de Mohamed Khattabi.
"Je ne crois pas, comme certains le pensent, qu’il y ait, en France, un racisme d’état contre les musulmans. Par contre, assurément, il y a actuellement une islamophobie proche de l’antisémitisme connu dans les heures les plus sombres de l’histoire française."
Avant de renchérir : "Mon client a été l’un des imams les plus charismatiques en France. Un intellectuel lettré capable de déplacer plus de 10 000 personnes pour certaines fêtes musulmanes. De fait, il est attaqué par l’extrême droite et l’extrême gauche. Les uns ayant comme projet de mettre fin au développement de l’Islam, de l’immigration en France. Les autres de mobiliser les quartiers populaires pour mener une forme de révolution. Assurément, l’imam Khattabi a fait face à des procédures judiciaires non dénuées d’arrière-pensées politiques, cherchant à l’exclure du champ de l’exercice de son office. Certains en France sont en croisade contre l’Islam. Ces croisés d’un nouveau genre, qui peuvent officier pour certains au sein de services régaliens de l’État, ne devraient pas pouvoir instrumentaliser la justice. L’institution judiciaire doit rendre ses décisions de façon indépendante et impartiale."
Et l’avocat de conclure : "A-t-on déjà vu en France un prêtre, un pasteur, un rabbin ou un imam condamné pour des émoluments perçus lors de funérailles de croyant, du chef de blanchiment et travail dissimulé, comme l’a été l’imam Khattabi par le tribunal correctionnel de Montpellier ?" En 2016, il a en effet écopé de six mois de prison avec sursis, avant d’être relaxé par la cour d’appel, le 3 avril 2018.
 
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