Le trois en un d'Elsa Guenno-Le Parc : mère, avocate et bâtonnière du barreau de Vannes – Le Télégramme

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Sur le mur de son bureau de l’Ordre des avocats, les photographies encadrées de ses prédécesseurs s’alignent comme les témoignages sans équivoque d’un héritage très masculin. Il n’y manque que celui qui l’a précédée : David Le Reste, un homme encore. Depuis le 1er janvier 2022, Elsa Guenno-Le Parc est la bâtonnière de Vannes.
Elle est seulement la troisième femme à occuper ce poste. Avant elle, il y a eu Annick Guillou-Moinard au début des années 80 et Marie-Laure Chauvat en 2012-2013. Les femmes sont pourtant maintenant largement majoritaires au sein du barreau : 83 des 128 avocats sont des avocates. Et la féminisation du métier continue de s’accentuer : « Aujourd’hui, à la sortie de l’École des avocats du grand Ouest, la proportion est de 80 femmes pour 20 hommes. Quand j’ai prêté serment, il y a vingt ans, c’était 50/50 ».
Cumuler la fonction de bâtonnier avec le métier d’avocat nécessite de l’engagement. « C’est la course, la course, la course », lâche ainsi l’avouée, avant de s’installer derrière son bureau. « Mes journées, c’est en moyenne dix-douze heures de travail. Mère, avocate, bâtonnier, j’ai trois métiers. C’est une question d’organisation, mais ça se fait. J’ai recruté une collaboratrice pour pouvoir continuer d’exercer mon métier normalement ». Mariée, elle a deux enfants de 13 et 16 ans.
Être bâtonnier, c’est représenter ses pairs auprès des instances civiles et judiciaires. C’est aussi veiller à ce que les justiciables qui viennent à l’Ordre puissent être assistés d’un avocat. C’est encore régler les différends qui peuvent voir le jour entre un avocat et son client, ou bien entre deux avocats. C’est enfin être l’interlocuteur du tribunal quand il y a un incident lié à la déontologie ou autre lors d’une audience. « Cela arrive à tous les bâtonniers ». Et c’est sans doute bien d’autres choses encore…
Sur le métier d’avocat, la bâtonnière dit qu’il se complexifie « parce que les procédures sont de plus en plus exigeantes et qu’à cela s’ajoute la problématique des délais de jugements ». Sur la sévérité des magistrats de Vannes dont se plaignent certains de ses collègues au pénal, surtout en matière de stupéfiants, elle dit que c’est dans l’ordre des choses « parce qu’un avocat va toujours trouver que son client a été trop lourdement condamné. Mais je ne pense pas qu’il y a plus d’affaires vannetaises en appel qu’ailleurs ». Sur la maison d’arrêt de Vannes qui est au complet, comme toutes les prisons, Elsa Guenno-Le Parc pense « que la future prison devrait résoudre le problème. Elle est nécessaire, indispensable même ».
À Lexouest, le cabinet dans lequel exerce Elsa Guenno-Le Parc, il n’y a que des femmes : cinq avocates, trois assistantes. « On est le seul cabinet de Vannes dans ce cas-là. Il y a une part de hasard, mais aussi des affinités qui font que l’alchimie fonctionne bien ». Elsa Guenno-Le Parc n’aime pas le mot bâtonnière. « C’est une question d’esthétique. Je ne trouve pas ça beau. Je préfère qu’on m’appelle Madame le bâtonnier ». Elle est en cela en phase avec le règlement intérieur de l’Ordre national des avocats pour lequel le féminin de bâtonnier n’existe pas, pas plus que le mot avocate. « Il y a une démarche pour réformer cela », informe la Vannetaise qui ne se définit pas comme féministe. « Je ne dirai surtout pas que je ferais mieux parce que je suis une femme. Je suis pour l’équilibre. Le conseil de l’Ordre est du reste composé à parts égales d’hommes et de femmes ».
Elsa Guenno-Le Parc est spécialisée en droit des contrats et en droit commercial. Mais celle qui fut l’ancienne présidente de l’Adavie, association rebaptisée France Victimes, se dit « toujours investie dans la réparation des victimes ». « Une victime, c’est une personne en situation de faiblesse. Il faut être là humainement et être là en droit. C’est un sujet qui me tient à cœur ».
Côté loisirs, c’est moins attendu. Certes il y a le bateau (à moteur), d’accord il y a aussi le kayak, mais il y a surtout les voitures et les motos de collection pour lesquelles elle voue une passion. « C’est un héritage familial. S’il y a un rassemblement de voitures anciennes un week-end à Vannes, vous avez la chance de m’y trouver ». Incidemment, cela permet à Madame le bâtonnier d’avoir un œil averti sur certains contentieux. « Dans un dossier d’expertise de voiture, je ne suis pas perdue si on commence à parler de telle ou telle pièce du moteur… ».
Son parcours
1976
Naissance à Vannes d’une famille de Bignan.
1994
Bac B au lycée Jeanne d’Arc de Pontivy
16 janvier 2002
Elsa Guenno-Le Parc prête son serment d’avocate. Le mois suivant elle rejoint le cabinet de Jean-Patrick Le Huédé à Vannes.
1er janvier 2022
Elsa Guenno-Le Parc devient la 27e bâtonnière du barreau de Vannes.

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