L'avocat Simon Cohen réagit à la photo du maillot floqué Merah – Le Journal Toulousain

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Suite à la diffusion sur les réseaux sociaux d’une photo d’un jeune homme arborant un maillot du TFC, floqué au nom de Mohammed Merah, Maître Simon Cohen, l’avocat des familles de victimes du terroriste, réagit. « Un point de vue particulier », comme il le souligne lui-même.
Tout comme de nombreux Toulousains, l’avocat pénaliste Simon Cohen a vu circuler sur les réseaux sociaux la photo du jeune homme arborant un maillot du TFC, floqué du nom de Mohammed Merah et du numéro 7, soit le nombre de victimes du terroriste. Pour rappel, ce dernier avait exécuté trois militaires à Montauban ainsi qu’un enseignant de l’école juive Ozar Hatorah (Toulouse) et deux de ses enfants en mars 2012. Onze ans après les faits, la blessure est encore vive dans la Ville rose, et de nombreux internautes, d’ici et d’ailleurs, s’indignent de cet acte qu’ils jugent offensant et provocateur :
A Toulouse, des racailles portent un maillot de foot au nom de Mohamed Merah, assassin d’enfants juifs et de soldats français, et on laisse faire : jusqu’où et jusqu’à quand ? pic.twitter.com/ksnaPjxHfB
Mohammed Merah est l’auteur des tueries terroristes de 2012 à #Toulouse et #Montauban.
7 personnes y ont trouvé la mort. 6 autres victimes vivent avec le souvenir effroyable de leurs blessures.

Qui peut oser, en #France floquer un maillot du #TFC en « l’honneur » de ce monstre? https://t.co/RptQlcqdWQ
Qui a l’identité du mec au maillot du #tfc floqué #mohammed #merah ?

Je veux son identité en MP svp, il ne doit pas s’en sortir comme ça.

Chaque parent, #juif ou non, ne peut laisser passer. pic.twitter.com/xp5mDm7tBo
Mais aux réactions spontanées, et parfois agressives, Me Simon Cohen, avocat des familles de victimes de Mohammed Merah, répond par la mesure, et livre « un point de vue, tout particulier », admet-il.
« Je considère que, dans une société démocratique, la liberté d’expression doit être absolue ! Le pire danger serait de la restreindre », lance le pénaliste toulousain. Il prend du recul, et constate : « On commence pour des motifs qui pourraient sembler légitimes, et on finit par l’étouffer pour des motifs inavouables. » Autrement dit, il estime qu’une opinion simplement exprimée, sans incitation à la haine, sans provocation, sans prosélytisme, ne peut être ni empêchée ni punie. Ainsi, le maillot apparaissant sur la photo et l’image elle-même restant « platonique », l’auteur ne peut être poursuivi. « Il en aurait été autrement si, sur le maillot avait été floqué “Soutenons la cause de Merah” ou “Le combat de Merah était légitime”, appelant ainsi à une action ou une mobilisation en ce sens…
Me Simon Cohen estime donc que la photo en elle-même ne participe pas à la diffusion d’un message, même si elle peut déranger par sa seule existence. « Je refuse d’assimiler un nom à une provocation. Sinon, le premier qui éditerait un livre sur Hitler serait considéré comme un nazi… On ne peut pas défendre la liberté d’expression et proscrire toutes références, de surcroit si elles ne constituent pas un appel à la violence », poursuit l’avocat.
Toutefois, Me Simon Cohen précise que, dans ce type de situation, le contexte reste important, même déterminant. « C’est pourquoi, le Conseil Représentatif des Institutions Juives de France (Crif), que je représente, a décidé de saisir le parquet », confie l’avocat. Ceci pour s’assurer de la volonté première du porteur du maillot et de celui qui a diffusé la photo.
Pour lutter contre le racisme et l’antisémitisme, il faut privilégier l’éducation, l’enseignement… et l’expression, juge-t-il : « Il ne faut pas que le remède devienne pire que le mal : selon moi, restreindre la liberté d’expression serait pire que de laisser s’exprimer les extrêmes… du moment qu’il n’y a pas d’appel à commettre d’actes délictueux. » Un raisonnement qu’il résume par une citation de Woodrow Wilson, 28e président des États-Unis, et professeur de droit : « Il est aussi vain de prétendre arrêter une idéologie par les armes que de vouloir stopper un raz-de-marée avec un balai. »

Severine Sarrat
Au journal depuis 2008, elle en connaît tous les rouages. D’abord journaliste polyvalente, puis responsable des pages économiques, elle est aujourd’hui rédactrice en chef.


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15 Janvier 2023
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