La trajectoire extraordinaire de Gérard Philipe, le "prince des comédiens", né à Cannes il y a 100 ans en 1922 – Nice matin

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L’acteur est né à Cannes le 4 décembre 1922. À l’occasion du centenaire de sa naissance, nous revenons sur le parcours de l’éternel Fanfan la Tulipe.
Il est né il y a cent ans, le héros de nos souvenirs, le Cid flamboyant, l’éternel Fanfan la Tulipe, le Julien Sorel de nos rêves, le Faust de La Beauté du diable, le Lorenzaccio enchanté!
Gérard Philipe a vu le jour le 4 décembre 1922 au 31 de l’avenue du Petit-Juas, à Cannes, dans la villa Les Cynanthes qui se dressait au milieu des jardins, en surplomb du boulevard Carnot (la villa n’existe plus, elle a été remplacée par l’immeuble Le Puget sur la façade duquel une plaque signale la naissance du comédien). Il paraît que c’était un jour de tempête. Il neigeait même sur la Côte d’Azur. Tandis que la Croisette se poudrait de blanc, Gérard Philipe venait au monde. Le destin l’entourait déjà d’une atmosphère théâtrale.
La famille Philip est aisée – oui, Philip sans « e » à la fin puisqu’à l’époque son nom s’écrivait ainsi. Son père est hôtelier, propriétaire de divers établissements sur la Côte, et avocat dans un cabinet cannois. Sa mère, que l’on surnommait « Minou », tire parfois les cartes, ce qui, on le verra par la suite, jouera un rôle important.
Des belles années familiales se déroulent à Cannes ou en vacances dans l’arrière-pays, dans la campagne chatoyante et hospitalière où poussent les pins, les champignons et les framboises. On s’initie même au théâtre en famille. Cela ressemble au bonheur.
« Minou, on vous aime, on vous embrasse! » (Oui, les enfants disaient vous à leur mère…). En 1928, Minou inscrit ses deux fils, Gérard et Jean, à l’internat du lycée religieux de l’Institut Stanislas. En juin 1940, Gérard obtient son « deuxième baccalauréat » (le bac était en deux parties à l’époque).
Du côté de la guerre, c’est la débâcle. Les réfugiés parisiens arrivent en grand désordre sur la Côte.
Que va faire Gérard? S’inscrire à la faculté de droit à Nice en 1942. C’est le souhait de son père. Pendant ce temps, celui-ci a abandonné son métier d’avocat pour gérer le Park Hôtel à Grasse.
Un soir, dans un salon de l’hôtel, Minou tira les cartes au réalisateur Marc Allégret. Elle en profite pour lui faire entendre son fils.
« Gérard m’impressionna par une sorte de violence qu’il retenait et qu’on sentait, à tout instant, prêt à bouillonner, racontera le réalisateur – cité par Georges Sadoul dans sa biographie de Gérard Philipe. Je pensais aussi que ce jeune homme avait en lui de rares réserves de pureté. »
Gérard était fait pour le théâtre! Il abandonne le droit pour les cours d’art dramatique de Jean Huet à Nice, puis de Jean Wall à Cannes.
à Nice, il s’installe avec l’acteur Jacques Dynam (Fantomas) et l’acteur et scénariste Jacques Sigurd (Les Cadets de l’océan) dans un studio qu’ils baptisent « le taudis ». Deux jeunes femmes les aident dans leurs affaires ménagères: les comédiennes Danièle Delorme (Les Misérables) et Colette Richard (Danger de mort).
Arrivent les premiers petits rôles. Gérard joue dans la pièce Une grande fille toute simple d’André Roussin dans une troupe constituée par Claude Dauphin, qui se produit, avec succès, le 11 juillet 1942 au casino de Cannes.
Il tourne dans Les Petites du quai aux fleurs de Marc Allégret (1944) réalisées aux studios de la Victorine, à Nice, avec Colette Richard, Odette Joyeux, Bernard Blier, Danièle Delorme.
Il ajoute une corde à son arc et un « e » à son nom: il ne s’appellera plus Philip mais Philipe. Sa mère souhaitait que son prénom et son nom comportent un total de treize lettres!
« Lors du tournage à la Victorine, nous avions une chambre au Negresco, Danièle et moi, se souvient Colette Richard – citée par Paul Giannoli dans sa biographie de Gérard Philipe. Une vraie, avec deux lits. Un jour, Gérard est venu. Le couvre-feu avait sonné. Il ne pouvait plus partir. Il a couché sur la descente de lit… »
Mais un soir, Gérard ne se contenta pas de coucher sur la descente de lit. Danièle Delorme fut son premier amour. C’est à Nice qu’il rencontre aussi, en 1942, Anne Navaux qui, en 1951, deviendra sa femme.
En 1943, les troupes hitlériennes envahirent la Côte. La Gestapo sème la terreur, procède à des arrestations.
Pendant ce temps, on s’interroge sur les individus que le père de Gérard reçoit dans son hôtel à Grasse. On y rencontre, paraît-il, des activistes mussoliniens et des officiers allemands. Voilà qui est inquiétant! À la Libération, le père s’enfuira en Espagne et sera condamné à mort par contumace.
Fin 1943, Gérard Philipe, qui est réformé (il pèse 65 kilos pour 1,83m), monte à Paris. C’en était fini des années azuréennes. La gloire l’attendait: Jean Vilar, le Théâtre national populaire, le cinéma.
Gérard Philipe reviendra à Cannes en 1951, au Festival, pour Juliette ou la clé des songes de Marcel Carné, en 1952 pour Fanfan la Tulipe, tourné avec Gina Lollobrigida à la ferme Paout près de Grasse, et en 1954 pour Monsieur Ripois de René Clément.
C’est alors que, pour fuir les tumultes parisiens, il découvrira Ramatuelle. Il y passera les trois dernières années de sa vie et disparaîtra brutalement, emporté par la maladie, semant la consternation dans le monde du spectacle. On l’enterra à Ramatuelle dans son costume de Rodrigue. Il avait 36 ans.
> 4 décembre 1922 : naissance à Cannes.
> Juin 1940 : baccalauréat à Cannes.
> Octobre 1943 : admission au conservatoire de Paris.
> 26 septembre 1946 : de Camus au Théâtre Hébertot à Paris.
> Septembre 1947 : sortie du film de Claude Autant-Lara, avec Micheline Presle.
> 17 mars 1950 : sortie du film de René Clair.
> Juillet 1951 : et e au Festival d’Avignon.
> 20 mars 1952 : sortie du film de Christian-Jaque.
> Mars 1952 : rencontre avec Jean Vilar.
> Juillet 1952 : au Festival d’Avignon.
> 29 octobre 1954 : film de Claude Autant-Lara, avec Danielle Darrieux.
> 7 novembre 1956 : film .
> 1957 : Gérard Philipe élu président du Syndicat des comédiens.
> 26 octobre 1958 : film de Claude Autant-Lara.
> 5 novembre 1959 : hospitalisation pour un cancer.
> 25 novembre 1959 : mort à Paris.
> 28 novembre 1959 : enterrement à Ramatuelle.
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