Israël veut expulser Salah Hamouri – Les nouvelles les plus importantes de la journée

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La nouvelle est tombée mercredi, abrupte et sèche : Salah Hamouri doit être expulsé le dimanche 4 décembre. Une mesure d’abord signifiée oralement aux défenseurs de l’avocat franco-palestinien puis confirmée jeudi. Emprisonné sans inculpation depuis mars dans le cadre d’une détention administrative renouvelée à trois reprises, Salah Hamouri s’était également vu retirer son titre de séjour à Jérusalem. Une mesure contestée et suspendue, qui devait être examinée par la Cour suprême israélienne en février prochain. En attendant, ses avocats s’attendaient à ce que sa détention administrative, qui a expiré dimanche, soit renouvelée.
Cette décision a provoqué la réaction de nombreux élus, personnalités et organisations. « Le président Emmanuel Macron doit agir pour obtenir sa libération immédiate et que sa famille puisse le rejoindre et vivre en Palestine », a tweeté Fabien Gay, sénateur communiste et directeur de Humanité. « Emmanuel Macron doit agir de toute urgence pour faire respecter les droits de notre compatriote », a également posté la députée communiste Elsa Faucillon, tandis qu’un autre sénateur du groupe, Pierre Laurent, rappelle que, « Tant que la France et l’UE ne décideront pas de sanctions contre Israël, cette impunité durera ». Pour Jean-Claude Lefort, c’est une « crime de guerre contre Salah Hamouri », tandis que la Plateforme Palestine s’interroge : « La France ignorera-t-elle cette violation du droit international et cette atteinte arbitraire à la liberté d’un de ses citoyens ? » Dans une adresse à Emmanuel Macron, le PCF souligne : « Il ne reste que quelques jours pour s’opposer à cette décision scandaleuse et exiger que Salah soit libre de se déplacer et puisse vivre librement dans sa Jérusalem-Est natale avec sa femme et ses enfants. C’est l’honneur de la France. »
Comme Humanité s’en étaient inquiétées à plusieurs reprises, les autorités israéliennes cherchaient le meilleur moyen d’arriver à leurs fins et tentaient de faire taire Salah Hamouri, aujourd’hui âgé de 37 ans. Il a été emprisonné en Israël entre 2005 et 2011 pour avoir participé à la tentative d’assassinat d’Ovadia Yossef, ancien grand rabbin d’Israël et fondateur du parti ultra-orthodoxe Shass, avant d’être libéré en 2011. Salah Hamouri a toujours nié toute tentative d’assassinat : soit il a plaidé non coupable et a ensuite dû purger une peine de quinze ans, ou il s’est déclaré coupable et a écopé de sept ans de prison.
Devenu lui-même avocat, Salah Hamouri a travaillé pour l’ONG Addameer, qui défend les prisonniers palestiniens. Mais cette ONG a été placée ces derniers mois, comme plusieurs autres, sur la liste israélienne des organisations terroristes. De même, Amnesty International avait conclu, après analyse du téléphone portable de Salah Hamouri, qu’il avait été piraté par le logiciel espion Pegasus de la société israélienne NSO. Il avait porté plainte, en France, contre cette société soupçonnée d’avoir contribué à infiltrer le smartphone d’Emmanuel Macron.
Ce harcèlement « sadique », selon Francesca Albanese, rapporteur spécial de l’ONU, dure depuis des années. Sa femme, Elsa Lefort, n’est pas autorisée à rester (enceinte, elle avait été placée dans une cellule de détention à l’aéroport de Tel-Aviv, avant d’être expulsée) et ne peut pas vivre avec son mari et leurs enfants à Jérusalem. Ce harcèlement s’est encore intensifié ces dernières semaines. Lors d’une grève de la faim menée par des détenus en détention administrative (ils sont au nombre de 820) pour protester contre cet arbitraire, Salah Hamouri a été transféré dans une prison de haute sécurité et placé à l’isolement.
Preuve que les détentions administratives contre Salah Hamouri ne sont pas fondées, le ministère israélien de l’Intérieur a pris en charge la procédure de retrait de son statut de résident de Jérusalem. Depuis l’annexion illégale de Jérusalem-Est par Israël en 1967, les Palestiniens qui y vivent sont considérés comme des « résidents permanents ». Contrairement aux Israéliens, qui sont des citoyens, les Palestiniens de Jérusalem doivent avoir un permis de séjour pour y séjourner. Mais Israël s’arroge le droit de révoquer ce permis de plusieurs manières. Plus de 14 500 Palestiniens ont perdu ce statut au cours des cinquante dernières années.
La ministre de l’Intérieur Ayelet Shaked, avec l’accord du ministre de la Justice Gideon Saar et sur recommandation du Service général de sécurité, a révoqué jeudi la résidence de Salah Hamouri. « Nous devons combattre le terrorisme avec tous les outils à notre disposition. Il est impossible pour des terroristes comme Hamouri d’obtenir un statut en Israël. Je salue la fin du processus, l’annulation de son statut et son expulsion du pays », s’est réjouie Ayelet Shaked, citée par Israël Hayom.
C’est un véritable camouflet pour la France qui, il est malheureusement vrai, s’est contentée du service minimum pour défendre les droits de Salah Hamouri, apportant certes une aide consulaire mais se contentant de simples déclarations. Jeudi matin, encore, le ministère des Affaires étrangères, interrogé sur l’expulsion de Salah Hamouri, a refusé d’évoquer la question, se contentant de dire, comme depuis plusieurs mois : « M. Salah Hamouri doit pouvoir mener une vie normale à Jérusalem, où il est né et où il réside, et sa femme et ses enfants doivent pouvoir s’y rendre pour le retrouver », tout en soulignant le fait qu’Emmanuel Macron avait soulevé la question auprès de (l’ancien) Premier ministre Yaïr Lapid. Sans grand résultat, comme on peut le voir. Parce qu’en réalité aucune pression n’a été exercée sur Israël, aucune sanction n’est envisagée. Pire, l’accord d’association Israël-UE a repris avec une vigueur renouvelée. Il est vrai que l’Union européenne a signé un accord pour la fourniture de gaz par Israël, remplaçant les contrats rompus avec la Russie.
La France, membre permanent du Conseil de sécurité de l’ONU, acceptera-t-elle cette expulsion totalement illégale de Salah Hamouri ou, au contraire, lancera-t-elle une action décisive pour mettre Israël au pas ? Car, au-delà de Salah Hamouri, c’est la présence palestinienne à Jérusalem-Est qui est tout simplement visée.

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