Iran : Les violations des droits humains se multiplient, mais l'ONU continue de faire la sourde oreille – Véridik

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Le secrétaire général des Nations Unies, Antonio Guterres.
Alors que les violations des droits humains comme la torture se multiplient et que les ONG craignent une vague d’exécution, 45 activistes ont adressé une lettre ouverte au secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, qui continue à faire la sourde oreille. 
« Salut, papa, je suis condamné à mort, ne le dis pas à maman. » Mashallah Karami, le père de Mohammad Mehdi Karami, un manifestant iranien emprisonné, a rapporté au journal Etemad basé à Téhéran qu’il a appris la condamnation à mort de son fils par téléphone. Depuis il n’a plus eu de nouvelles de son fils et n’a pas réussit à joindre l’avocat qui lui avait été assigné.
#MohammadMehdiKarami was arrested at #HadisNajafi funeral when crowd was attacked by the IRI thugs. He had a 30 min trial.
He messaged: "Hi papa, I am sentenced to death, dont tell mama."#MahsaAmini#IranRevolution pic.twitter.com/U7thfnYMXO
Mohammad Mehdi Karami a également confié qu’il avait été torturé par les forces de sécurité. Ce champion de Karaté a été interpelé avec 15 autres manifestants suite à la mort d’un membre de la force paramilitaire Basij, le 3 novembre dernier à Karaj, la capitale de la province d’Alborz. 
Les procureurs affirment que le garde aurait été déshabillé et tué par des personnes en deuil, suite à la mort d’une manifestante, Hadis Najafi. 
Mohammad Karami nie ces accusations. Selon le site d’opposition, 1500tasvir, le jeune homme a confié à sa famille que les policiers l’avaient tellement battu lors de son arrestation qu’ils l’avaient laissé pour mort, avant de se rendre compte que ce n’était pas le cas.
Jusqu’à présent, cinq personnes ont été condamnées à mort dans cette affaire, tandis que 11 autres personnes, dont trois enfants, ont été condamnées à de longues peines de prison.
Parmi les autres condamnés à mort figure Hamid Qarahasanlou, un médecin dont le frère avait précédemment révélé les graves tortures que des policiers lui avaient infligées, ainsi qu’à sa femme.
À Lyon, Sanar Et Niloufar deux femmes iraniennes qui ont été invitées à intervenir lors du dernier conseil métropolitain qui s’est tenu le 12 décembre, dénonçaient l’utilisation systématique de la torture par les forces du régime. 
Deux Kurdes, Shahryar Adeli et Shademan Ahmadi sont décédés après avoir été torturés cette semaine comme en atteste ce tweet de la directrice de l’ONG Kurdistan Human Right Network, Fatemeh Karimi, « Shademan Ahmadi a été tué à la prison de Dehgolan » après avoir été torturé.
Il est le deuxième kurde tué sous la torture cette semaine. Il y a quelques jours un autre kurde de 23 ans, #Shademan_Ahmadi a été tué à la prison de #Dehgolan quelques heures après son arrestation. https://t.co/XnGF18NErY
D’après ce tweet de L’Important, Farhad et Farzad TahaZadeh, deux prisonniers politiques devraient être exécutés demain.
La famille de Farhad (24ans) et Farzad TahaZadeh (23 ans) a été informée que leurs fils seront exécutés demain.
La famille de ces deux prisonniers politiques demande une action immédiate pour sauver leurs enfants. @aboutmes7 #StopExecutionsInIran pic.twitter.com/nwEb9lALHB
Les ONG craignent une vague d’exécution 
Les organisations de défense des droits de l’homme, comme l’ONG Iran Human Rights qui est basée en Norvège, se sont insurgées contre la recrudescence de condamnations à mort prononcées contre des manifestants ces derniers jours. Ils dénoncent des procès arbitraires. Le 7 décembre IHR rappelait que affirmait que 458 personnes ont été tuées depuis les manifestations et soulignait que « Les autorités ont signalé des condamnations à mort contre cinq manifestants, portant le nombre total à 11 personnes ». 
Dans un article publié le 11 décembre, Médiapart cite un collectif d’avocat préférant rester anonyme : « 55 personnes ont été condamnées à mort depuis le début du mouvement de contestation ». Le site d’info indépendant précise que « Les chefs d’inculpation, tous passibles de la peine capitale, sont ‘inimitié à l’égard de Dieu et corruption sur la Terre’, atteinte à l’autorité de l’État, intelligence avec l’ennemi et infractions relatives à des atteintes aux biens ou aux personnes».
Deux hommes ont d’ores et déjà été exécutés. Le 8 décembre, Moshen Shekari, a été pendu pour avoir blessé un milicien, le 25 septembre, d’un coup de machette. Sur Twitter, le site d’opposition 1500tasvir évoque « un simulacre de procès sans procédure régulière, privé du droit de désigner son avocat, Mohsen Shekari a été inculpé d »obstruction de rue’». «Alors que sa famille espérait toujours un appel et n’avait aucune nouvelle de l’affaire, la République islamique l’a exécuté de manière inattendue. Les autorités judiciaires lui avait pourtant laissé entendre la veille que l’agent de sécurité avait retiré sa plainte.»
In a sham trial without due process, deprived of the right to appoint his attorney, Mohsen Shekari was charged with “street obstruction.” While his family were still hoping for an appeal and had no news from the case, the Islamic Republic unexpectedly executed him.#MahsaAmini pic.twitter.com/BkV200oTgK
Samedi, Mahmoud Amiry-Moghaddam, directeur de l’ONG Iran Human Rights (IHR), basée en Norvège réagissait à cette première exécution dans un communiqué : « Si la communauté internationale ne réagit pas immédiatement et fermement à cette exécution, avec des conséquences sérieuses pour le gouvernement iranien, nous assisterons à une exécution massive de prisonniers »,.
Hier, Majidreza Rahnavard a été pendu lors d’une exécution publique après avoir été accusé d’avoir « fait la guerre à Dieu ».
Selon 1500tasvir, les forces du régime « ont permis à la mère de Majidreza Rahnavard de lui rendre visite et n’ont pas du tout parlé d’exécution». « Elle est partie en souriant et en espérant que son fils serait bientôt libéré. Ce matin, elle est arrivée alors que les meurtriers de son fils enterraient seul son cadavre.»
They allowed #MajidRezaRahnavard’s mother to visit him, and didn’t speak of execution at all. She left smiling and hoping that her son would be released soon.
This morning she arrived when her son’s murderers were burying his dead body alone.#StopExecutionInIran pic.twitter.com/9n2k02uE60
Une lettre ouverte adressée à Antonio Guterres
45 activistes iraniens avaient adressé une lettre ouverte le 10 décembre dernier au secrétaire général des Nations Unies, Antonio Guterres, lui demandant de réagir suite à l’exécution de Mohsen Shekari. « Nous sommes convaincus que votre réaction immédiate, celle de l’opinion publique mondiale, ainsi que des gouvernements démocratiques du monde libre, des penseurs éclairés qui aiment l’humanité, permettront d’arrêter la machine d’exécution et de répression en Iran », affirmaient-ils.
Le 24 nombre dernier le Conseil des droits de l’homme des Nations Unies suivant une résolution proposée par l’Allemagne et l’Islande a décidé de créer une mission d’établissement des faits pour enquêter sur « les violations présumées des droits de l’homme en République islamique d’Iran liées aux manifestations qui ont commencé le 16 septembre 2022 ».
Le Rapporteur spécial de l’ONU sur la situation des droits de l’homme en Iran soulignait que « l’impunité structurelle a alimenté les pratiques généralisées de meurtres illégaux, de disparitions forcées, de torture et d’autres violations graves des droits humains en Iran. »
Téhéran a regretté que « le Conseil des droits de l’homme soit une fois de plus utilisé abusivement par certains États arrogants pour se mettre à dos un État membre souverain de l’ONU ». « Réduire la cause commune des droits de l’homme à un outil à des fins politiques pour des groupes spécifiques de pays occidentaux est consternant et honteux », a affirmé, Khadijeh Karimi, adjointe du vice-président chargé des affaires féminines et familiales de la République islamique.
l’Iran a rappellé qu’après « le décès malheureux » de Mahsa Amini, « des mesures nécessaires ont été prises, y compris la formation rapide d’une commission d’enquête parlementaire indépendante ». Selon Téhéran, l’annonce officielle de l’analyse de l’enquête, la réaction partiale et hâtive d’un certain nombre d’autorités occidentales et leurs interventions dans les affaires intérieures de l’Iran ont « transformé les assemblées pacifiques en émeutes et en violence, préparant le terrain pour des attaques terroristes dans plusieurs villes comme Chiraz, Īzeh, Zāhedān, Ispahan et Mashhad ».
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