EXCLUSIF. La mère de Jonathann Daval : « Mon fils n'est pas un monstre, ce qu'il a fait est monstrueux » – Le Journal du dimanche

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Martine Henry, la mère du meurtrier se confie pour la première fois dans un livre, épaulée par notre journaliste Plana Radenovic. 
Depuis que Jonathann Daval a tué sa femme, Alexia, dans leur maison de Gray (Haute-Saône), en octobre 2017, Martine Henry s’est peu exprimée. Mère du « monstre » qui a tué la jeune banquière de 29 ans, mais aussi de celui qui a menti à la France entière, participant à une marche blanche, les larmes aux yeux, aux côtés des parents d’Alexia, Isabelle et Jean-Pierre Fouillot, elle a longtemps préféré rester silencieuse. Lors du procès qui a abouti à la condamnation de son fils à vingt-cinq ans de réclusion le 21 novembre 2020, l’assistante maternelle n’était que simple témoin. Deux ans plus tard, la mère de sept enfants, grand-mère et arrière-grand-mère, âgée de 66 ans, a décidé de s’exprimer. Dans son livre à paraître jeudi*, elle raconte ce que c’est d’être « la maman d’un criminel ».

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Pourquoi avoir décidé de raconter votre « affaire Daval » ?
Depuis la nuit du 28 au 29 octobre 2017, c’est comme si tout était un cauchemar éveillé. Comme si plus rien ne m’appartenait. La famille d’Alexia s’est exprimée et c’est bien normal. J’ai envie de parler à mon tour. De montrer que la réalité est toujours plus compliquée. Mon fils, Jonathann, n’est pas un monstre, même si ce qu’il a fait est ­monstrueux.

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Jonathann est quelqu’un de bien qui a commis l’horreur
Comment avez-vous vécu l’ultra-médiatisation de cette affaire ?​
Je suis restée dans ma maison, tout près du lieu du crime. Ma place est ici. Je n’ai pas été trop embêtée, mis à part deux incidents. Un oncle d’Alexia est venu crier « assassin » sous mes fenêtres ; un inconnu m’a envoyé des excréments par la Poste. Je suis assistante maternelle et les trois familles qui m’emploient m’ont gardée. « Jonathann restera toujours Jonathann », m’a dit l’une des mamans qui l’a connu écolier. C’est choquant, mais Jonathann est quelqu’un de bien qui a commis l’horreur.

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Comment est-ce possible ?
Je ne l’explique pas. Encore aujourd’hui, j’y pense tout le temps. Son avocat a parlé « d’un effet cocotte-minute ». Il y a eu beaucoup de non-dits accumulés.
Lire aussi – Affaire Alexia Daval : comment Jonathann Daval s’est enfermé dans le mensonge

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Vous sentez-vous coupable parfois ?​
Bien sûr ! Après un tel drame, on revoit tout ce qu’il s’est passé depuis l’enfance et on se remet en question. Qu’est-ce que j’ai fait ? Qu’est-ce que j’ai loupé ? Jonathann était un enfant calme, solitaire. Ça se passait très bien à l’école. On ne saura jamais, je crois.
On ne met pas un enfant au monde pour le laisser tomber au moment où il a besoin de nous
Sans cautionner son acte, vous avez toujours soutenu votre fils. Était-ce une évidence ?
Oui. Quoi qu’il ait fait, je serai toujours là. On ne met pas un enfant au monde pour le laisser tomber au moment où il a besoin de nous.​
Comment vit-il la détention ?​
Il a nous a fallu du temps pour obtenir un permis de visite. Au début, Jonathann a passé quatre mois sans voir personne. « Il se laisse mourir », nous disaient ses avocats. Quand on l’a enfin revu, en avril 2018, il ne pesait plus que 30 kilos. Après ce premier parloir, les surveillants ont demandé si on comptait revenir. On les a regardés avec des yeux ronds. Aujourd’hui encore, mon mari et moi allons le voir un week-end sur deux. Il y a eu un avant et un après procès pour lui. Maintenant, il travaille et fait beaucoup de sport. Il est à la prison d’Ensisheim (Bas-Rhin) où il côtoie par exemple les tueurs en série Guy Georges et Francis Heaulme. Cela me semble incroyable. Mais aujourd’hui, je n’ai plus les mêmes frontières, il y a l’homme et l’acte.​
Pensez-vous à sa sortie de prison ?
C’est trop tôt, on ne se projette pas. Ni Jonathann, qui n’a jamais demandé à ses avocats à quelle peine il risquait d’être condamné, ni moi. Une chose est sûre, il faudra qu’il change de région.
Notre sort n’est évidemment pas comparable à celui de la famille d’Alexia
Comprenez-vous qu’il est délicat d’avoir de la compassion pour vous ?​
Notre sort n’est évidemment pas comparable à celui de la famille d’Alexia. Isabelle et Jean-Pierre Fouillot ne pourront plus jamais serrer leur fille dans leurs bras. J’ai une peine immense pour eux, pour Alexia. Mais en écrivant ce livre, j’ai espéré que certaines personnes pourraient se mettre à ma place. Quel gâchis… Si ­Jonathann avait parlé avant, on aurait peut-être pu l’aider. Pour qu’il n’en arrive pas là.​
Votre fils a menti à tout le monde, vous compris. Avez-vous cru à son innocence ?
Avec le recul, je pense que je l’ai empêché de dire la vérité. Après la mort d’Alexia et avant que ­Jonathann ne soit incarcéré, je venais déjeuner avec lui quasiment tous les jours. Lui regardait la télé, moi je lisais. Il ne parlait pas. Quand je lui posais des questions, il se mettait à pleurer. Il avait essayé de me dire : « Je suis le mari, donc le premier suspect, il faut t’attendre à ce que je sois placé en garde à vue. » Moi je le coupais, je répondais que non, ça n’était pas possible.​
Vous ne pouviez pas concevoir que votre fils soit un criminel ?​
Non, et personne d’ailleurs. Tout le monde l’a cru. Parce que Jonathann et criminel, ça ne colle pas. Il vivait alors dans le déni, il ne voulait pas décevoir.​
Une fois la vérité connue, beaucoup de personnes ont été choquées par ses larmes lors de la marche blanche.
Oui, je comprends. Mais je pense qu’à ce moment-là, il était vraiment triste. Ses larmes étaient sincères.
Comment avez-vous réagi à la confrontation entre Jonathann Daval et Isabelle Fouillot, qui a entraîné ses aveux en décembre 2018 ?
J’étais sur le trottoir, devant le tribunal, avec mon mari et un autre de mes fils. J’ai tout appris là : deux journalistes me prévenaient des rebondissements. Puis une voiture a emmené Jonathann sans que je puisse croiser son regard. Ce soir-là, j’ai cru que jamais je ne réussirais à rentrer chez moi, à reprendre ma vie.​​
C’est étrange de voir ainsi disséquée la vie de son fils, d’être là, sans droit à la parole
Comment avez-vous vécu le procès ?​
J’ai failli ne pas y assister. L’épidémie de Covid restreignait le nombre de personnes autorisées à venir dans la salle et la priorité était donnée aux parties civiles. Au départ, il n’y avait pas de place pour moi. Heureusement, mes avocats Randall Schwerdorffer et Ornella ­Spatafora ont obtenu que ma famille et moi puissions être présents. Mais quinze jours avant, j’ai commencé à souffrir d’une hernie discale. J’ai assisté aux débats sur un fauteuil roulant. Même si Jonathann avait souvent la tête baissée dans son box, il sentait mon regard.​
Qu’attendait-il de la justice ?
Il voulait juste dire ce qu’il avait fait et connaître sa peine, rien de plus. Pour moi, il y a eu des choses difficiles à entendre et qui ne regardaient pas la France entière. Il a été dit que mon fils était impuissant… jusque sur les chaînes d’info en continu. C’est étrange de voir ainsi disséquée la vie de son fils, d’être là, sans droit à la parole. Quand Isabelle Fouillot a dit à Jonathann qu’il n’était pas un homme, c’était déplacé.​
La mésentente entre vos deux familles et avec votre belle-fille a été au cœur de l’affaire. Aujourd’hui, quel regard portez-vous sur cet aspect ?
C’est compliqué, elle est décédée… Mais je veux dire la vérité. Alexia était humaine et non pas l’être parfait que ses parents ont dépeint. Pour elle, nous n’étions pas assez bien. Elle nous le faisait ressentir. Elle interdisait à Jonathann de venir me voir, il devait le faire en cachette. Mais quand ils se sont mariés, j’étais émue en accompagnant à l’autel Jonathann, si beau dans son costume noir brodé, celui qu’il a remis pour l’enterrement. Il était son doudou, elle était sa princesse. L’important était alors qu’ils soient heureux ensemble.​
« Moi, maman de Jonathann Daval », éditions Michalon, 136 pages, 16 euros.

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