"Des fois, je ne mange pas": elle vit avec son fils dans 14m² pour 580 euros par mois, une mère de famille raconte son calvaire à Nice – Nice matin

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"La propriétaire m’appelle à 6 h du matin pour que je la paie en liquide. Elle me dit que j’ai de la chance de ne pas être à la rue": le calvaire d’une mère qui essaie de joindre les deux bouts.
Les cahiers et les livres d’école d’Ange sont méticuleusement rangés dans un carton à droite posé par terre à côté de la porte d’entrée. Il vient d’entrer en 6e, il n’a pas de bureau, pas de chambre, il fait ses devoirs sur la table qui prend presque tout l’espace.
Depuis deux ans, Patricia et son fils s’entassent dans une chambre de bonne. 19m2 selon le bail rédigé par la propriétaire mais bien moins en vrai: 14m2 pour l’expert qui a fait un métrage. 14m² pour 580 euros par mois.
Un évier, un lit superposé calé contre un mur, une seule fenêtre, dans les toilettes, « mais qui donne sur l’arrière du Negresco, c’est joli », sourit tristement Patricia.
Elle travaille à mi-temps dans un hôtel du centre-ville. Elle sert les petits-déjeuners aux clients, un CDD qui lui rapporte « 900 à 1000 euros ».
Au total, avec les allocations et la pension alimentaire, elle « arrive à 1.500 euros ».
La vie système D: « Mon fils est ma priorité. Des fois je ne mange pas pour que, lui, ait quelque chose dans l’assiette. Il ne se plaint jamais, est excellent à l’école mais ce n’est pas une vie pour un enfant… »
Patricia n’a rien trouvé d’autre dans le parc locatif privé. Elle est reconnue comme devant être relogée décemment dans le cadre de la procédure du droit au logement opposable (Dalo), une disposition prise sous l’ère Sarkozy pour que chacun ait un toit décent. Elle a obtenu gain de cause.
Depuis, elle attend. Alors elle vit là, au dernier étage d’un immeuble cossu, sans sonnette, sans son nom nulle part, ni sur l’interphone, ni sur la porte, presque sans existence.
Il y a « des fuites d’eau, des carreaux au sol qui se descellent », dit-elle. « Ma propriétaire n’est pas pressée de faire des travaux, elle m’appelle à 6 heures du matin au début du mois pour que je lui verse le loyer en liquide. Et, quand je me plains, elle me dit que j’ai de la chance de ne pas être à la rue ».
Contactée, la propriétaire répond que la locataire « a des problèmes psychologiques » et qu’elle est « bien gentille de lui rendre service ».
Son avocat, qui avait promis de fournir des pièces pour démontrer la bonne foi de sa cliente, n’est pas revenu vers nous.
Patricia a fait une demande de logement en avril dernier. « Je sais que la liste d’attente est longue, malheureusement je ne suis pas la seule maman à galérer mais je dois trouver une solution pour Ange. Il ne peut plus grandir enfermé. »
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