Arras : « C’était un prédateur », se défend un septuagénaire, soupçonné d’avoir tué un chat – 20 Minutes

Meilleur Avocat
Vous cherchez un avocat

Justice Un retraité devant le tribunal d’Arras, suspecté d’avoir abattu un chat
Procès Un septuagénaire, soupçonné d’avoir abattu un chat en mars, comparaissait devant le tribunal correctionnel d’Arras
« Pour moi, c’était un prédateur. Je suis chez moi, je défends ma propriété. » C’est un petit bonhomme de 71 ans, droit dans ses bottes, qui se présente, mardi, devant le tribunal correctionnel d’Arras, dans le Pas-de-Calais. Le front dégarni et le souffle parfois court, Gérard D. tente d’expliquer son geste. Il comparait pour avoir abattu le chat des voisins d’un coup de carabine, en mars, à Penin, un petit village de 400 habitants.
Ce genre d’affaires ne défrayait pas les chroniques de la ruralité, il y a quelques décennies. Mais aujourd’hui, une nouvelle loi plus répressive est entrée en vigueur et la société a changé.
Pour l’avocat du prévenu, Me Mathieu Strubbe, « cette histoire le dépasse totalement ». « Il a toujours eu une histoire avec des animaux de par son métier d’agriculteur et il n’a aucun antécédent de maltraitance. Or, aujourd’hui, il subit un véritable lynchage », dénonce-t-il.
Les plaignants, un couple de quinquagénaires, ont une autre lecture des faits. Ils parlent, au contraire de « provocations permanentes » de la part de cet ancien agriculteur. A leur arrivée dans la commune, voilà plus de 30 ans, les relations de voisinage étaient « plutôt bonnes », explique Etienne W.. Avant de se dégrader peu à peu.
Il y a quatre ans, le couple achète un chat blanc mi-birman, mi-siamois, baptisé Nelson. Un animal extrêmement affectueux, « qui faisait partie de la famille » à en croire son propriétaire. Une affection qui se ressent dans le plaidoyer de Me Graziella Dode, avocate du couple. Plaidoyer construit comme une lettre rédigée par Nelson, lui-même. « Le parti pris de l’association Défense et Dignité animales, que je représente aussi, est de plaider pour l’animal et d’adopter son point de vue », explique-t-elle à 20 Minutes.
Mais à la barre, Gérard D. ne montre aucune compassion pour les propriétaires. Aucun regret. « Je voulais tuer cette bête, avoue-t-il. Je pensais que c’était un furet ou un blaireau qui s’attaquait à mon poulailler. » « Pour un chasseur comme lui, impossible qu’il ait confondu », rétorque Me Patrice Grillon, avocat pour l’association Stéphane Lamart qui s’est porté partie civile. Ce dernier demande que ce « coeur de pierre » soit sévèrement sanctionné.
De son côté, la procureure, Séverine Merle, maintient sa position concernant l’acte de cruauté, malgré le débat ouvert par le président du tribunal sur la qualification des faits.. Selon l’enquête, l’animal n’est pas mort sur le coup. Et de relativiser : « Je refuse à faire de ce dossier une affaire symbolique. Si on devait mettre autant de coeur pour des affaires concernant les humains, j’en serais ravie », ajoute-t-elle. 
La magistrate réclame trois mois de prison avec sursis, le retrait du permis de chasse et l’interdiction de détenir des armes pendant trois ans. Gérard D. n’en avait pas moins de cinq à son domicile. 
L’avocat du prévenu, pour sa part, plaide la relaxe, évoquant « un acte regrettable et grave », mais « abattu d’une seule balle, l’animal n’a pas souffert, on ne peut donc démontrer l’acte de cruauté », selon lui. Décision du tribunal, le 13 décembre.
À lire aussi
| Surprise
Nord : Les gendarmes tombent sur un caracal lors d’une interpellation
| DEVIANCES
Les affaires de zoophilie vont-elles envahir les tribunaux ?
| ANIMAUX
Lille : Haro sur le cirque qui présente des perroquets aras
Annonces Légales
Services
Codes promo
20 Minutes
Jeux
Réseaux sociaux
Newsletters
Applications mobiles

Choix de consentement © Copyright 20 Minutes – La fréquentation de 20 Minutes est certifiée par l’ACPM

source

Tout d’abord la page est mise en ligne à des fins d’information du public et en vue d’informer les clients. Par ailleurs elle est régulièrement mise à jour, dans la mesure du possible.
Néanmoins en raison de l’évolution permanente de la législation en vigueur, nous ne pouvons toutefois pas garantir son application actuelle. Nous vous invitons toutefois à nous interroger pour toute question ou problème concernant le thème évoqué au 07 81 19 33 22. Cependant en aucun cas meilleur avocat ne pourra être tenu responsable de l’inexactitude et de l’obsolescence des articles du site.  xtremwebsite cout site internet création site internet  site internet pour avocat  création site vitrine {service} à {ville(Ville)}< /span> meilleur avocat  – avocat de confiance